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Dimanche 6 mai 2007 7 06 05 2007 23:22


Sous le thème de « LA NOUVELLE DYNAMIQUE DU CINEMA MAROCAIN », la deuxième édition des « JOURNEES CINEMATOGRAPHIQUE DE SAFI » aura lieu les 7, 8 et 9 Mai 2007 à la faculté Poly-disciplinaire de Safi.

Malgré son jeune âge, la faculté Poly-disciplinaire de Safi organisera le mois courant sa deuxième édition des « JOURNEES CINEMATOGRAPHIQUES DE SAFI ».

Cet événement, déjà ancré dans sa culture, le doit au dynamisme de son corps d’enseignants, qui par la persévérance de son Président du Département des Sciences Humaines, des Lettres et des Arts et fondateur d’un ciné-club, les étudiants auront, durant trois jours, l’occasion pour débattre tous les aspects du Cinéma marocain avec les professionnels.

D’après cet affamé du cinéma; Mr Naim, l’objectif étant de familiariser les étudiants avec le cinéma marocain et les sensibiliser sur son rôle et celui de l’art en général dans le développement culturel de l’être humain. La deuxième édition est bien garnie. Avec trois œuvres : « La Plage des Enfants Perdus », « La Symphonie Marocaine » et « Mille Mois » respectivement de Mr Jilali Ferhati, Kamal Kamal et Fouzi Bensaidi, le programme de cette édition est aussi bien enrichissant qu’artistique.  

 

 

 

 



Trois jours, trois films. Des projections avec « arrêt sur image » qui seront suivies de débat. Une conférence sur « LA NOUVELLE DYNAMIQUE DU CINEMA MAROCAIN » sera animée par des pros et durant laquelle les secrets de la caméra des réalisateurs marocains seront dévoilés. Une présentation de la réflexion du Centre Cinématographique Marocain, par le biais de son représentant Mr Med Bakrim ; pour mettre en exergue la vision du renouveau du cinéma marocain. Des ateliers qui seront consacrés à l’analyse filmique, l’écriture cinématographique et toutes les composantes techniques et symboliques en illustrant les courts métrages du réalisateur safiot Nour-eddine Lakhmari.

Ces journées s’achèveront par la rencontre de la safiote Mme Leila Charadi, éminente scripte, qui expliquera à la présence l’importance de son métier dans la cinématographie.

Si ces journées cinématographiques rentrent dans le cadre du programme académique de la faculté Poly-disciplinaire de Safi, leur impact est sans frontière. Ainsi, la faculté Poly-disciplinaire de Safi gagne de plus en plus du terrain sur ses similaires dans le secteur et se forge une notoriété qui lui permettra de jouer dans la première division dans les années à venir. Néanmoins, sans l’implication de toutes ses compétences, administratives, enseignantes et étudiantes, la réussite ne sera pas de mise.

Alors! Apportez votre pierre à la pyramide.

Par Souad Charaf - Publié dans : Cinéma
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Dimanche 29 avril 2007 7 29 04 2007 23:38

 

 

Terre d'agriculteurs, d'éleveurs et de marins par profession, terre de  patriotes et d'intellectuels par histoire, terre d'artistes par nature, terre de gens serviables par modestie, terre d'athlètes et sportifs par persévérance.

Telle est une terre qui malgré son hinterland riche par ses terres fertiles, regorgées de minerais,  ses ressources halieutiques et ses plages en quête de pavillon bleu, d'une part, et par son important potentiel industriel et artisanal, d'autre part ; vit au rythme naturel.

 

Inspirer d'un principe aussi simple que fondamental qu'est : « L'homme le plus riche est celui qui a le moins de besoins », ses citoyens originaux et sympathiques par vocation ne sont pas bousculés par le quotidien. Fidèles à leurs traditions et habitudes, ils savourent plus le présent sans trop se préoccuper du futur. D'ailleurs, musulmans qu'ils sont, ils n'ont pas tort.

Interrogé par un touriste, alors qu'il s'endormait, sous l'ombre d'un rocher sur la plage, à côté de sa canne et deux poissons qu'il avait pêché auparavant, cet originaire de la place, répondit en se tiraillant les membres et baillant : « Bonjour monsieur, puis-je vous aider ? ». Etonné de son profond sommeil,  le touriste s'excusa de l?avoir réveillé. « Non, rien de grave, monsieur ». Ainsi, et après de brèves présentations, une discussion s'est engagée.

Touriste : Etes vous fatigué ?

Pêcheur : Non, non. Après avoir terminé ma pêche et pris ma baignade, je fais ma sieste.

Touriste : Vous avez terminé votre pêche?

Pêcheur: Oui.

Touriste : Mais, vous n'avait pêché que deux pièces, alors que le lieu regorge de poisson.

Pêcheur : Oui. Mais je n'ai besoin que de deux poissons.  

Touriste : Mais, vous pouvez pêcher plus.

Pêcheur: Et pourquoi faire ? A la maison, je n'ai que ma femme et mes deux enfants et les deux poissons suffisent pour arriver à notre faim.

Touriste : Vous pouvez pêcher plus, vous ramènerez à la maison dont vous avez besoin et vendre le reste. Ainsi, avec le temps vous allez avoir plus d'argent et améliorer votre équipement de pêche en remplaçant votre canne par une embarcation. Puis, après, vous allez en avoir plusieurs embarcations, puis des bateaux de pêche, puis éventuellement une industrie de conserverie de pêche, etc.

Pêcheur : Et pourquoi faire avec tous ces biens?

Touriste : Après, vous serais un Jet-seteur et vous pouvez avoir un bureau au centre de NEW YORK ou ailleurs  pour diriger vos affaires et comme ça vous allez vous reposer le reste de vôtre vie.

Pêcheur: Quoi ? Tout ça pour me reposer. Mais, dit moi monsieur. Qu'est ce que je suis entrain de faire maintenant ?

Le touriste, épaté par la philosophie du pêcheur, s'est excusé et n'a pas manqué à diffuser cette histoire auprès des institutions sociales afin de promouvoir la grandeur des valeurs humaines.

Ce n'est que dans le « classico » de l'émission «Question pour un champion », réservé pour les candidats champions, que monsieur Julien a demandé  à ses candidats le lieu où s'est produite cette mystérieuse scène.

D'Athènes à Venise, de Séville à Rome, de ...à..., les candidats n'ont pas manqué de citer toutes les villes historiques du monde. Mais, la sonnette de la fin du temps réglementaire s'est déclenchée sans que la bonne réponse soit annoncée. Julien, le présentateur de l'émission, s'est retourné alors vers le public présent qui a répondu massivement : C'est le PARADIS. «  Mais non, rétorqua-t-il. Ho lala, ho lala,  C'est SAFI, oui c'est SAFI, la ville marocaine ». 

 Eh oui, c'est SAFI. Dans cette ville vivante à la douceur, dotée des infrastructures et superstructures en matière de routes, de voie ferroviaire, d'hôpitaux, d'écoles, d'université, connue par sa sardine à la braise, ses industries chimiques, ses usines de conserveries, sa poterie, son artisanat, son histoire, son patriotisme ; tout le monde y trouve son compte. 

Les bricoleurs ne s'en lassent pas dans « le souk des diables » ; les commerçants et les épiciers assurent même le service à domicile en concurrençant les banques ; les femmes ne peuvent pas se dispenser de la promenade de « Chariâ Rbat », entre les études, les cybercafés, la plage et le sport, la jeunesse a un emploi de temps bien garni.  

 SAFI, capitale de Doukkala-Abda est en pleine expansion. Mais, elle restera le cœur des grandes valeurs humaines et chérira  toujours ses habitants et ses visiteurs.       Alors, vivons à SAFI « oussafi ».

 

N.B :( L'histoire du pêcheur est purement fictive, par contre les valeurs safiotes sont vraies

 

 

Par Souad Charaf - Publié dans : Actualité
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Mercredi 25 avril 2007 3 25 04 2007 22:05

   Jibran fait sa révérence en concluant par une mort qui regorge de sens, une mort fatalité 

   Toute sa prophétie pleine d’amples ressources sur la vie, sera finalisé par la mort, une mort inévitable puisque justement, jamais avons-nous assister à une vie sans mort, ce sont les deux revers de la même pièce.   

   Ce poète hors pair nous incite à s’ouvrir à la mort, mais en méditant à chaque étape de la vie, puisque c’est en elle que les secrets de la mort sont percés. C’est l’exemple du hibou, qui sans avoir osé faire l’expérience de la lumière, ignorera toujours de quoi s’agit il.

   Selon Jibran, c’est au profond de chacun que se trouve la connaissance de l’au-delà, un au-delà loin de toute monotonie terrestre, un dépassement du connu pour une quête perpétuelle d’espoir et de plénitude éternelle « Telles des semences rêvant sous la neige, vôtre cœur rêve du printemps ».

    Mais qui peut nous donner l’assurance qu’après la vie c’est sans doute le printemps.

    D’après Jibran « oui », mais d’après tous les fondements des principales religions, l’après mort n’est pas forcément paradis. D'où la peur permanente après chaque évocation de ce nom. Jibran nous incite à faire confiance en les rêves, mais sont-ils toujours enchantement.

   Et le berger, au courant d’avance de son sort, qui n’est que béatitude, et pourtant dans le désarroi. Comment explique-t-on cette situation absurde ?!!

    La juxtaposition de ces deux états, nous renvoie à un contraste qu’on pourra expliquer de façon suivante ;le tremblement n’est dû qu’à l’estime ressenti par le berger envers la grandeur du roi,une sorte de trac devant son altesse.

    La vie c’est l’âme qui chérit le corps, tant qu’il lui porte cet amour, la mort n’interviendra pas, mais le jour où tout sentiment s’estompera la mort délivrera l’un de l’autre, n’est-t-il pas là un soulagement et une libération de toute souffrance?

    Ceci dit, avec le temps, l’âme doit dépasser le corps pour le transcender ; une élévation vers l’altérité transcendante de Dieu. L’âme doit enlever cette habillage physique pour ce qui est spirituel « Se tenir nu sous le vent et se dissoudre dans le soleil ».

   Les deux faces vie/mort paraissent à première vue opposantes, mais avec un peu de méditation, elles ne sont que complémentaires. L’une ne peut exister sans l’autre. D'où les opposantes chez Jibran, silence/chant, immobilité/danse, sans l’une nous ne pouvons connaître l’autre.

   Le passage de la vie à la mort est inéluctable, la mort qui grand bras ouvert, attend en permanence notre retour, c’est la seule Vérité incontournable, c’est un plat que tous le monde goûtera ; qu’il soit à son goût ou pas. A Dieu nous sommes, et à lui nous retournons.

 

 La mort ; c’est le corps qui subit son sort

 Le contemplant, une dépouille qui s’endort

 Paisiblement, de cette vie s’en sort sans remord

 Dans l’au-delà où nul lui causera du tort

                                        Charaf Souad

Par Souad Charaf - Publié dans : Philosophie
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