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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /Oct /2007 22:44




- De loin, on peut constater la clientèle féminine qui ne perd pas une seconde. En ce temps d’attente, on profite pour détailler les finitions de la djellaba d’à coté.
 - Dans la file ; bousculades en plus d’être pou
ssé à chaque fois par le caddie de la personne qui vous suit.
- En faisant la queue : attouchements sans gêne.
- Sur le tapis roulant, la présence d’articles déjà entamés, fait désormais partie du décor. Surtout ceux qui intéressent quelques enfants capricieux.
- Presque au rythme d’un client sur trois, un problème surgit, soit le code barres illisible par la machine, soit le T.P.E qui ne fonctionne pas correctement. Ce qui demande l’intervention d’un autre agent, pourvu qu’il soit rapide et efficace. Résultat : perte de temps pour tout les gens à la queue leu leu.
 - Pendant que tout le monde attend son tour, survient quelques drôles de gens, portant à la main un ou deux articles et demandent sans scrupule de passer avant, sous prétexte qu’ils sont pressés. On dirait que les autres, eux ; ont tout leur temps. D’autres vont plus loin encore, ils ne demandent même pas la permission.
- Si jamais vous vous aventurez, et vous prenez par hasard la place de quelqu’un d’autre. Alors là, on ne peut rien vous garantir. Comme un ouragan, une leçon de morale des plus dévastatrice vous sera accordée. Mais qu’est ce qu’on peut profiter de cette situation pour dégager tout ce qu’on a sur le cœur.
- Dans le cas où vous vous êtes excusé, la leçon continue comme même, mais dans un temps atténué et sous un autre angle.
 - Par contre, si vous laisser passer quelqu’un à votre place, alors là c’est le comble, le bénéficiaire peut même aller jusqu’à vous raconter ses secrets les plus intimes, ça est, par cette concession vous avez acquis le statut du confident, au point de vous faire regretter cette décision.
 - Pendant l’encombrement des caddies ainsi que leurs occupants, viennent des personnes qui accentuent ce resserrement, en essayant d’accéder au supermarché par ces mêmes passages dédiés pour la sortie.
- Et les caissiers qui n’arrêtent jamais avec leur manque permanent de la petite monnaie.
 - A la sortie, les caddies ne sont presque jamais rangés à leurs places, une fois les affaires sont mises dans les sachets.
Par Souad Charaf - Publié dans : Expression et communication
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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /Oct /2007 02:48
  En ces soirées d’été torride, j’appréciais la brise fraîche qui caressait la corniche. Je m’y rendais souvent que j’ai pu, m’échappant au sort de ceux qui ont cédé aux encombrements intenses de la ville. Tout près de moi ; un autre adepte de ce rituel relaxant ; un homme qui marchait toujours à mes cotés, au point qu’on commença à échanger le « salut », on dirait que c’est les prémisses d’une création d’un club de marcheurs.
  Puis un jour, au bord de la route, se tenait une jeune fille séduisante et élancée. L’homme qui marchait avait le regard accroché à cette demoiselle ; on dirait qu’il était épris par cette grâce. Une mauvaise et douteuse impression m’est passée par l’esprit, moi qui croyais qu’il faisait partie du club des marcheurs. Soudainement, et d’une main agile, il la tira vers lui. Sans hésiter ; la jeune fille lui balança une bonne gifle. Alors là, bien fait pour lui… Notre demoiselle combine très bien grâce et personnalité.
  Quand la fille s’est précipitée sur la route ; une voiture roulant à grande vitesse a failli la heurter, d’ailleurs un bout l’a frôlé ; lui faisant perdre presque l’équilibre, si elle n’avait pas su se retenir. C’est là que tout le monde avait compris la vraie intention du fameux marcheur. C’est grâce à ces deux secondes de retard, ceux de la gifle, qui ont épargné à notre beauté la tragédie.
  De quoi dire qu’il ne faut jamais précipiter les interprétations. La jeune fille fait demi tour, avec le sourire, tend la main à son sauveur, cette même main qui vient de le gifler, certainement un esprit sain est dans un corps sain, la moindre des choses, c’était de s’excuser de ses préjugés.
Par Souad Charaf - Publié dans : Atelier d'écriture
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Lundi 8 octobre 2007 1 08 /10 /Oct /2007 17:24

  

 


  Au fond du couloir gris, la porte s’ouvra, laissant fuir quelques recommandations mélangées par le son aigu du téléphone. Khadija, la secrétaire, se précipita dans son bureau pour chercher des documents.

  A son retour, monsieur était toujours occupé par son combiné, yeux figés sur son ordinateur.

  L’atmosphère fraîche et climatisée de l’endroit rendait l’attente de Khadija plus ou moins confortable; malgré le soleil chaud et éblouissant qui transperçait crûment les grandes vitres fumées.

     Le style contemporain de décoration qui régnait, regorgeait de lignes parallèles et d’angles à quatre-vingt-dix degré. Le gris était dominant, accentué par une brillance d’aluminium qui bornait les fenêtres.

     La seule couleur où l’œil pouvait se reposer et faire escale de cette teinte, était le rouge de sa cravate, ainsi que quelques reflets s’échappant de ses lunettes invisibles.

Par Souad Charaf - Publié dans : Atelier d'écriture
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