Mercredi 10 octobre 2007
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En ces soirées d’été torride, j’appréciais la brise fraîche qui caressait la corniche. Je m’y rendais souvent que j’ai pu, m’échappant au sort de ceux qui ont cédé aux encombrements intenses de la ville. Tout près de moi ; un autre adepte de ce rituel relaxant ; un homme qui marchait toujours à mes cotés, au point qu’on commença à échanger le « salut », on dirait que c’est les prémisses d’une création d’un club de marcheurs.
Puis un jour, au bord de la route, se tenait une jeune fille séduisante et élancée. L’homme qui marchait avait le regard accroché à cette demoiselle ; on dirait qu’il était épris par cette grâce. Une mauvaise et douteuse impression m’est passée par l’esprit, moi qui croyais qu’il faisait partie du club des marcheurs. Soudainement, et d’une main agile, il la tira vers lui. Sans hésiter ; la jeune fille lui balança une bonne gifle. Alors là, bien fait pour lui… Notre demoiselle combine très bien grâce et personnalité.
Quand la fille s’est précipitée sur la route ; une voiture roulant à grande vitesse a failli la heurter, d’ailleurs un bout l’a frôlé ; lui faisant perdre presque l’équilibre, si elle n’avait pas su se retenir. C’est là que tout le monde avait compris la vraie intention du fameux marcheur. C’est grâce à ces deux secondes de retard, ceux de la gifle, qui ont épargné à notre beauté la tragédie.
De quoi dire qu’il ne faut jamais précipiter les interprétations. La jeune fille fait demi tour, avec le sourire, tend la main à son sauveur, cette même main qui vient de le gifler, certainement un esprit sain est dans un corps sain, la moindre des choses, c’était de s’excuser de ses préjugés.
Par Souad Charaf
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Publié dans : Atelier d'écriture
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