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Philosophie

Mardi 17 avril 2007


Un homme âgé, hôtelier par sa profession demanda:  "Que pouvez-vous nous enseigner sur la Boisson et la Nourriture".

    Par un soupir il répondit; qu'il aurait aimé que l'Homme puisse vivre de peu, et se contenter des choses les plus rudimentaires de la vie.

    Mais puisque la nature nous oblige à survivre autrement; nous impose sa cruauté; une cruauté à laquelle faudrait s'abandonner en guise de reconnaissance et d'inclination devant son créateur; pour manifester ce qui est instinctif en l'Homme; sa foi.

    Ajouta-t-il que; quand l'être humain serait forcé de tuer une bête, dans son coeur résonnera une voix qui lui rappellera que tout deux prennent la route vers le même rituel, séparément peut-être mais  parallèlement sûrement.

    Et quand vous croquerez une pomme à belles dents; c'est à jamais que vous la porterez en vous, en dégageant pour toujours la senteur du pommier.

    A l'heure des vendanges, à l'heure où tout mûrit, même les âmes et les esprits, nos essences seront préservées de la détérioration, en l'attente du jour promis où tout sacrifice sera récompensé.

 

Par Souad Charaf
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Mercredi 25 avril 2007

   Jibran fait sa révérence en concluant par une mort qui regorge de sens, une mort fatalité 

   Toute sa prophétie pleine d’amples ressources sur la vie, sera finalisé par la mort, une mort inévitable puisque justement, jamais avons-nous assister à une vie sans mort, ce sont les deux revers de la même pièce.   

   Ce poète hors pair nous incite à s’ouvrir à la mort, mais en méditant à chaque étape de la vie, puisque c’est en elle que les secrets de la mort sont percés. C’est l’exemple du hibou, qui sans avoir osé faire l’expérience de la lumière, ignorera toujours de quoi s’agit il.

   Selon Jibran, c’est au profond de chacun que se trouve la connaissance de l’au-delà, un au-delà loin de toute monotonie terrestre, un dépassement du connu pour une quête perpétuelle d’espoir et de plénitude éternelle « Telles des semences rêvant sous la neige, vôtre cœur rêve du printemps ».

    Mais qui peut nous donner l’assurance qu’après la vie c’est sans doute le printemps.

    D’après Jibran « oui », mais d’après tous les fondements des principales religions, l’après mort n’est pas forcément paradis. D'où la peur permanente après chaque évocation de ce nom. Jibran nous incite à faire confiance en les rêves, mais sont-ils toujours enchantement.

   Et le berger, au courant d’avance de son sort, qui n’est que béatitude, et pourtant dans le désarroi. Comment explique-t-on cette situation absurde ?!!

    La juxtaposition de ces deux états, nous renvoie à un contraste qu’on pourra expliquer de façon suivante ;le tremblement n’est dû qu’à l’estime ressenti par le berger envers la grandeur du roi,une sorte de trac devant son altesse.

    La vie c’est l’âme qui chérit le corps, tant qu’il lui porte cet amour, la mort n’interviendra pas, mais le jour où tout sentiment s’estompera la mort délivrera l’un de l’autre, n’est-t-il pas là un soulagement et une libération de toute souffrance?

    Ceci dit, avec le temps, l’âme doit dépasser le corps pour le transcender ; une élévation vers l’altérité transcendante de Dieu. L’âme doit enlever cette habillage physique pour ce qui est spirituel « Se tenir nu sous le vent et se dissoudre dans le soleil ».

   Les deux faces vie/mort paraissent à première vue opposantes, mais avec un peu de méditation, elles ne sont que complémentaires. L’une ne peut exister sans l’autre. D'où les opposantes chez Jibran, silence/chant, immobilité/danse, sans l’une nous ne pouvons connaître l’autre.

   Le passage de la vie à la mort est inéluctable, la mort qui grand bras ouvert, attend en permanence notre retour, c’est la seule Vérité incontournable, c’est un plat que tous le monde goûtera ; qu’il soit à son goût ou pas. A Dieu nous sommes, et à lui nous retournons.

 

 La mort ; c’est le corps qui subit son sort

 Le contemplant, une dépouille qui s’endort

 Paisiblement, de cette vie s’en sort sans remord

 Dans l’au-delà où nul lui causera du tort

                                        Charaf Souad

Par Souad Charaf
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Samedi 19 mai 2007

 


 


 

 

Par Souad Charaf
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