Inspirer d'un principe aussi simple que fondamental qu'est : « L'homme le plus riche est celui qui a le moins de besoins », ses citoyens originaux et sympathiques par vocation ne sont pas bousculés par le quotidien. Fidèles à leurs traditions et habitudes, ils savourent plus le présent sans trop se préoccuper du futur. D'ailleurs, musulmans qu'ils sont,
ils n'ont pas tort.
Interrogé par un touriste, alors qu'il s'endormait, sous l'ombre d'un rocher sur la plage, à côté de sa canne et deux poissons qu'il avait pêché auparavant, cet originaire de la place, répondit en se tiraillant les membres et baillant : « Bonjour monsieur, puis-je vous aider ? ». Etonné de son profond sommeil, le touriste s'excusa de l?avoir réveillé. « Non, rien de grave, monsieur ». Ainsi, et après de brèves présentations, une discussion s'est engagée.
Touriste : Etes vous fatigué ?
Pêcheur : Non, non. Après avoir terminé ma pêche et pris ma baignade, je fais ma sieste.
Touriste : Vous avez terminé votre pêche?
Pêcheur: Oui.
Touriste : Mais, vous n'avait pêché que deux pièces, alors que le lieu regorge de poisson.
Pêcheur : Oui. Mais je n'ai besoin que de deux poissons.
Touriste : Mais, vous pouvez pêcher plus.
Pêcheur: Et pourquoi faire ? A la maison, je n'ai que ma femme et mes deux enfants et les deux poissons suffisent pour arriver à notre faim.
Touriste : Vous pouvez pêcher plus, vous ramènerez à la maison dont vous avez besoin et vendre le reste. Ainsi, avec le temps vous allez avoir plus d'argent et améliorer votre équipement de pêche en remplaçant votre canne par une embarcation. Puis, après, vous allez en avoir plusieurs embarcations, puis des bateaux de pêche, puis éventuellement une industrie de conserverie de pêche, etc.
Pêcheur : Et pourquoi faire avec tous ces biens?
Touriste : Après, vous serais un Jet-seteur et vous pouvez avoir un bureau au centre de NEW YORK ou ailleurs pour diriger vos affaires et comme ça vous allez vous reposer le reste de vôtre vie.
Pêcheur: Quoi ? Tout ça pour me reposer. Mais, dit moi monsieur. Qu'est ce que je suis entrain de faire maintenant ?
Le touriste, épaté par la philosophie du pêcheur, s'est excusé et n'a pas manqué à diffuser cette histoire auprès des institutions sociales afin de promouvoir la grandeur des valeurs humaines.
Ce n'est que dans le « classico » de l'émission «Question pour un champion », réservé pour les candidats champions, que monsieur Julien a demandé à ses candidats le lieu où s'est produite cette mystérieuse scène.
D'Athènes à Venise, de Séville à Rome, de ...à..., les candidats n'ont pas manqué de citer toutes les villes historiques du monde. Mais, la sonnette de la fin du temps réglementaire s'est déclenchée sans que la bonne réponse soit annoncée. Julien, le présentateur de l'émission, s'est retourné alors vers le public présent qui a répondu massivement : C'est le PARADIS. « Mais non, rétorqua-t-il. Ho lala, ho lala, C'est SAFI, oui c'est SAFI, la ville marocaine ».
Eh oui, c'est SAFI. Dans cette ville vivante à la douceur, dotée des infrastructures et superstructures en matière de routes, de voie ferroviaire, d'hôpitaux, d'écoles, d'université, connue par sa sardine à la braise, ses industries chimiques, ses usines de conserveries, sa poterie, son artisanat, son histoire, son patriotisme ; tout le monde y trouve son compte.
Les bricoleurs ne s'en lassent pas dans « le souk des diables » ; les commerçants et les épiciers assurent même le service à domicile en concurrençant les banques ; les femmes ne peuvent pas se dispenser de la
promenade de « Chariâ Rbat », entre les études, les cybercafés, la plage et le sport, la jeunesse a un emploi de temps bien garni.
SAFI, capitale de Doukkala-Abda est en pleine expansion. Mais, elle restera le cœur des grandes valeurs humaines et chérira toujours ses habitants et ses visiteurs. Alors, vivons à SAFI « oussafi ».
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